Portrait de Daniel Farlot

Portrait de Daniel Farlot

Rédigé le 31/03/2020
Cassandre Tran

Daniel…

Depuis combien de temps faites-vous du MLM ?
Ça fait 7 ans cette année.

Comment êtes-vous « tombé dedans » ?

Infirmier diplômé d’État de profession, je suis originaire de la Guyane. Je suis arrivé à Tours en septembre 2012 et j’ai démarré l’activité en mars 2013 parce que je cherchais un complément de revenus. Dans le secteur de la santé, il y a beaucoup de restrictions budgétaires et de fermetures de postes c’est la raison pour laquelle je me suis tourné vers ce secteur d’activité. C’est comme ça que j’ai démarré, après de nombreuses présentations de sociétés. 

À la base, en cherchant un complément de revenus, vous avez cherché plusieurs compagnies...Mais à chaque fois que l’on me présentait une compagnie, il y avait un manque de transparence, les produits étaient plaisants mais il manquait la plus-value pour que je travaille avec la personne qui me présentait l’opportunité.

Vous arrivez à développer votre activité à côté ? Comment vous y pensez-vous ?

Oui, facilement. D’abord il faut un agenda papier, beaucoup de personnes veulent avoir une activité complémentaire mais n’ont pas forcément d’agenda, et une ligne de conduite. J’ai éliminé beaucoup de choses qui étaient chronophages, lorsque j’ai réalisé que c’était ce que je voulais faire dans ma vie. Vu ma profession, le relationnel humain est au cœur de toute chose. Je suis passionné par ce que je fais, mais je sais que dans les standards de qualité de vie auxquels j’aspire pour l’avenir, il faudra à un moment donné que je fasse une scission entre ces deux activités. A partir du moment où j’ai compris que c’était cette activité que je voulais faire tout le reste de ma vie, je me suis professionnalisé. Il a fallu donc augmenter mes compétences. J’ai appris à mieux gérer mon temps : j’avais un vidéoprojecteur à la maison, je regardais les films sur Netflix, j’avais une console de jeux, tout ça, j’ai vendu. J’ai diminué mes séances de sport aussi, pour pouvoir installer un certain équilibre et me dire « à un moment donné, j’ai le choix dans ma vie, soit je continue à faire mon métier d’infirmier, soit je peux me dire que je peux maintenant être indépendant financièrement. »

Plusieurs compagnies sont venues à moi, et ce qui a été déterminant avec celle-ci c’est le produit, le plan de rémunération et la transparence de la personne qui était en face de moi.

Vous êtes donc dans la même compagnie depuis 7 ans, sans avoir travaillé dans d’autres compagnies avant ?

Je connaissais déjà le marketing de réseau depuis la Guyane, plusieurs compagnies sont déjà installées là-bas. Mais à chaque fois que l’on me présentait une compagnie, il y avait un manque de transparence, les produits étaient plaisants mais il manquait la plus-value pour que je travaille avec la personne qui me présentait l’opportunité.

Et vous l’avez trouvée, cette plus-value, avec la compagnie que vous représentez depuis 7 ans ?
Oui, c’est tout à fait ça.

Et en parallèle, vous avez un métier ?

Oui, je suis infirmier libéral, je travaille à peu près entre 70 et 80 heures par semaine, je suis papa d’une princesse qui a 5 ans, en couple et également sportif.

 

Dans votre projet, vous comptez un jour ou l’autre quitter votre métier d’infirmier. Savez- vous déjà dans combien de temps ? Avez-vous un idéal ?

Aujourd’hui, on n’en est pas très loin. Ça fait deux ans que je dis que je veux arrêter mais j’ai toujours mes patientes qui me disent « qu’est-ce que je vais devenir sans vous ? » c’est de l’affect, quand on voit quelqu’un tous les jours, y a des liens qui se créent. C’est au-delà de la conscience professionnelle, qui serait de transférer mes patientes dans un autre cabinet. Là c’est surtout l’affect, le relationnel que j’ai avec mes patients qui fait que je suis encore là, et que j’ai encore plus trouvé des micro-solutions pour pouvoir développer les deux activités en même temps.

 

Il y-a-t-il aussi une dimension « affect » avec vos clients du marketing de réseau ? 

Oui, parce qu’on apporte du bien-être.  La première chose, c’est que je pars du principe que pour être convaincant il faut être convaincu, donc je consomme le produit que je représente, sinon j’aurais du mal à en parler. Je ne consomme pas de maquillage (rires) mais par exemple, comme mon bureau c’est ma voiture, où je passe 80 % de mon temps, j’ai souvent des lombalgies. Pour me soulager, je consomme quotidiennement un des gels à boire à l’Aloe Vera que je commercialise, axé sur les articulations. C’est mon utilisation quotidienne des produits qui me permet de les recommander correctement aux prospects que je rencontre. J’essaie de scanner la personne que j’ai en face de moi, pour lui recommander tel ou tel produit, et qu’ensuite elle fasse son choix. Le plus important est de répondre au besoin de la personne en face de nous.

Quel est le pourcentage de votre clientèle fidèle, qui commande de façon récurrente ?
Je dirais entre 55 et 60%. Mais je tiens à préciser que je n’ai jamais vendu aucun produit à mes patients, on me dit souvent que j’ai des facilités, par rapport à mon autre métier. Mais ce sont deux activités bien distinctes. En tant qu’infirmier libéral, nous obtenons un arrêté préfectoral nous autorisant à entrer chez les gens pour leur prodiguer des soins. Et je me suis toujours refusé à entrer chez quelqu’un pour lui prodiguer des soins et générer une activité commerciale chez cette personne-là. Donc ce sont vraiment deux choses différentes. Certains patients me voient arriver avec la voiture floquée de la compagnie donc savent que j’ai cette activité en parallèle, mais dès qu’il y avait un intérêt pour les produits, je faisais toujours intervenir un partenaire en qui j’avais confiance, et je les mettais en contact. Ce sont mes valeurs.

Et en parlant de cette voiture, depuis combien de temps l’avez-vous à votre disposition ?
J’ai eu deux véhicules : la compagnie a trois concept-cars en France, Renault, Mercedes et Porsche. J’ai d’abord eu une Renault au bout de 9 mois d’activité, j’ai attendu un moment avant de prendre le véhicule Mercedes, il y a eu encore 9 mois d’attente, parce que le véhicule avait eu un tel succès que les lignes de construction en Finlande ne suivaient pas.

Avec cet emploi du temps, hyper chargé, hyper-productif, comment faites-vous pour recruter et gérer votre équipe ?

J’ai à peu près 600 personnes dans mon équipe, c’est un petit réseau mais qualitatif. Que je fasse LR ou pas, j’ai toujours mon téléphone à portée de main. A l’ère des réseaux sociaux, on peut utiliser ces canaux de manière efficiente, moi j’utilise beaucoup Whatsapp, c’est un outil de travail qui est très performant aujourd’hui,
et je communique comme cela avec mes équipes, pour faire les suivis. Entre deux patients, si j’ai quelques minutes de battement pour me rendre de chez l’un à l’autre, j’optimise mon temps. Même quand je vais chercher ma fille à l’école, chaque jour.

 

Vous dormez quand même ?

Oui, comme tous les êtres humains, je dors (rires). Mais pour en revenir au recrutement, je travaille depuis mon Ipad, en partage de connexion, avec l’application Zoom aussi, pour présenter l’activité.

 

À propos de votre équipe, comment procédez-vous pour la formation ? Est-ce que vous le faites vous-même, ou bien est-ce que vous déléguez ?

Dans les 24h qui suivent l’adhésion d’un partenaire, je fais déjà une première formation, le temps qu’il puisse déjà « digérer » son adhésion, pour qu’il puisse le lendemain revenir avec des questions. Généralement, ce sont des appréhensions, la peur de l’échec, qu’on va venir désamorcer. Ensuite toutes les semaines, on a mis en place un système de formations en ligne, où on va aborder le statut VDI, les ventes que l’on fait, l’organisation des réunions de vente, comment prospecter, quelle est l’attitude à avoir, on aborde aussi le développement personnel, la gestion du temps. Mais on parle aussi de comment déclarer ses marges commerciales. Donc on va vraiment apporter ce contenu-là aux partenaires, de façon à ce qu’ils puissent développer leurs compétences, entretenir leur autonomie aussi, vu qu’on est dans une activité entrepreneuriale.

 

Quelle est la place du développement personnel dans votre vie ?

Il est présent chaque jour. D’abord par le biais du sport, essayer de casser les habitudes, (ne serait-ce qu’en prenant les escaliers au lieu des escalators à Paris, les gens ne le font pas forcément) c’est quelque chose que je vais enseigner à ma fille. Je fais de la musculation, j’ai pratiqué du MMA, mais dans ma gestion du temps, c’est une activité qui ne rentrait plus dans mon agenda et que je reprendrais quand j’aurais un peu plus de temps. Il y a aussi la lecture, j’essaye d’appliquer ce que je lis également.

 

À ce propos, si vous aviez un livre à conseiller, aux gens qui font du marketing de réseau, qui se lancent... ?

Un des livres qui m’a aidé, vu que de base je suis quelqu’un d’introverti qui ne va pas forcément vers les autres, j’ai appris à développer cette compétence-là, « comment se faire des amis », « le pouvoir limité » la confiance que j’ai aujourd’hui en moi, c’est quelque chose que j’ai travaillé.

 

À notre époque, quelle place a le marketing de réseau à votre avis, et quelle place va-t-il occuper dans les années à venir ?

Aujourd’hui, c’est quelque chose que les gens réapprennent. On a cette mission lorsqu’on est nouveau de pouvoir éduquer et former notre entourage. Je ne dis pas qu’ils vont tout de suite adhérer, mais c’est important en tous cas de leur apporter les bonnes informations pour mettre fin aux a priori sur le marketing de réseau aujourd’hui. Il y a eu beaucoup de malfaçons, qui ont existé dans le marketing de réseau, et c’est important de venir faire un « reset » sur les appréhensions qu’ont les personnes sur notre métier. Les gens auront toujours un avis négatif à propos de quelque chose qu’ils ne comprennent pas. En 2020, de plus en plus d’entreprises se tournent vers la vente directe, le secteur va continuer à croître. On est dans une ère davantage numérique, donc ça va continuer à se développer.

 

Et quel avenir pour votre activité à vous alors ?

Je n’ai aucune limite, donc j’irai le plus loin possible dans le plan de carrière de la société déjà, pour mon développement et aussi celui de mes équipes, le but est d’attirer le plus de personnes possibles à augmenter leur pouvoir d’achat pour se créer un avenir sain et qualitatif. 

 

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